Sémézies-Cachan. A son retour de vacances, il retrouve sa haie classée Natura 2000 broyée
La depeche

Source primaire: ladepeche

Propriétaire de 22 hectares classées en zone Natura 2000, un vétérinaire gersois a eu la surprise de découvrir que l’une de ses haies avait été broyée par un sous-traitant d’Enedis missionné pour l’entretien du réseau électrique. Récit.

L’histoire ne dit pas si Michel Bonnotte s’est pincé pour y croire. Mais à son retour de vacances, ce vétérinaire de formation, originaire de Semezies-Cachan, n’a pu que constater les dégâts. Propriétaire de 25 hectares, dont 22  classés en zone Natura 2000, il a retrouvé l’une de ses haies tout simplement broyée sur plus de 80 mètres.

Les arbres étaient-ils atteints d’une maladie incurable ? Pas du tout. Si la haie a été rasée, c’est dans le cadre de l’entretien des lignes électriques. « Ces haies étaient loin de les menacer directement », se défend-t-il dans une lettre adressée à ENeDIS et Naudin & Fils, la société d’élagage missionnée. Et d’ajouter : « Ces haies, formées d’ormes, d’érables champêtres, de prunelliers épineux, d’aubépines et autres cornouillers sanguins, forment un refuge à toutes les espèces animales. »  

Ce n’est pas tout. Michel Bonnotte assure ne pas avoir été prévenu du passage des élagueurs. Ces derniers avaient pourtant  déposé à la mairie un avis de passage pour des travaux qui devaient commencer le 14 novembre 2017.  Mais ils ont  été réalisés plus de cinq mois plus tard… 

Une haie un peu trop large

Du côté d’Enedis, l’explication est claire : «Un propriétaire a l’obligation d’entretenir sa haie pour que les branches restent à plus de trois mètres des lignes électriques», justifie Christian Bresson, directeur territorial. Et si le broyage a été préféré à un élagage, c’est tout simplement à cause de «la largeur de la haie.» 

Reste que Christian Bresson regrette l’absence de communication qui aurait pu éviter cette destruction malheureuse. Il tient aussi à rappeler qu’un million et demi d’euros est consacré tous les ans à l’entretien du réseau électrique dans le Gers. 

« Michel Bonnotte a raison de tenir à sa haie, mais nous n’avons fait que notre travail», se défend Stéphane Cassagne, responsable de la société Naudin & Fils. Un argument qui ne devrait pas suffire à étancher les larmes de Michel Bonnotte.

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